Jonathan Estienne : "N’oubliez pas que vous faites également parti du navire des corsaires"

Peux-tu te présenter aux supporters Dunkerquois ?
Bonjour à tous, je m’appelle Jonathan Estienne, j’ai 20 ans et je suis originaire de Lyon où j’ai fait une partie de mon hockey mineur là-bas. J’ai quitté ma famille pour poursuivre mon rêve de hockeyeur et je suis parti chez les Ducs de Dijon à l’âge de 12 ans puis après 4 années passées en Bourgogne j’ai décidé de tenter ma chance en Suède où je suis revenu après deux saisons. J’ai atterri ensuite en Alsace où j’ai évolué 2 ans et demi avec l’équipe des Scorpions de Mulhouse. Durant ces deux ans et demi, j’ai été formé afin de jouer sur plusieurs postes et ainsi être polyvalent en tant qu’attaquant mais également défenseur.

Explique-nous en quelques mots la formation Suédoise ?
J’ai évolué 2 années en U18 élite suédoise (plus haut niveau junior national) ainsi qu’en U20 élite suédoise (deuxième niveau junior derrière la Super élite). J’ai énormément grandi durant cette période tant sur la glace que dans la vie en dehors de la patinoire. La rigueur quotidienne des Suédois et leur amour pour le hockey font partie des choses qui m’ont le plus frappé.
L’esprit de compétition leur est inculqué dès leur plus jeune âge. Il n’y a jamais de cadeaux durant les entraînements, et les clubs mettent tout en œuvre pour se rapprocher le plus possible du monde professionnel et ainsi permettre à leurs joueurs de se former dans les meilleures conditions.

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Quel est ton plus beau souvenir dans ta carrière ?
Je n’ai pas réellement un plus beau souvenir de hockey en particulier car il y en a plusieurs mais je dirais que ça reste les années où je jouais dans la même équipe que mon frère aîné à Lyon et Dijon.

Quelle image a le club de Dunkerque vu de l’extérieur ?
C’est un club qui rejette une image chaleureuse. Selon moi, le club reste connu grâce à ses supporters et particulièrement grâce à sa fanfare unique que l’on ne retrouve nulle part ailleurs dans les patinoires Française.

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Pourquoi avoir choisi de rejoindre Dunkerque ?
La triste réalité du sport m’a poussé à quitter mon ancien Club. En effet, en manque de temps de jeu, je ressentais le besoin de me trouver un nouveau défi et donc de tenter ma chance ailleurs afin de pouvoir repartir à zéro. Dunkerque était selon moi la meilleure option. Le projet du club et la nouvelle patinoire ont appuyé ma décision. Je pense que Dunkerque risque très certainement d’être une place importante dans le hockey français d’ici quelques années.

Quel style de joueur es-tu sur la glace et dans le vestiaire ?
Je pense être un joueur intense et physique, qui travaille fort et qui est capable de jouer dans les deux sens du jeu. C’est toujours difficile de se décrire dans un vestiaire car je trouve que les avis varient selon les joueurs. Ceci-dit je pense être un joueur qui amène de la bonne humeur quotidienne au sein de l’équipe, sur la glace mais également en dehors.

As-tu des objectifs personnels et collectifs cette saison ?
Mon objectif principal reste le titre de champion de D1. Cela peut paraître ambitieux mais je suis un compétiteur dans l’âme et je crois beaucoup en cette équipe. La qualification pour les play-offs reste notre objectif actuel. Je pense que tous les joueurs veulent gagner des titres et pratiquent ce sport pour les mêmes raisons. D’un point de vue plus personnel, j’aimerais apporter mon 100% à mes coéquipiers jusqu’au bout et aider mon équipe à avancer jusqu’à la fin de la saison.

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Connaissais-tu l’ambiance les soirs de matchs ?
Absolument ! J’ai fait partie de la défaite Mulhousienne en coupe de France la saison passée..! Nous avions été surpris de l’atmosphère hostile qu’il y avait dans l’ancienne patinoire, animés par les supporters Dunkerquois. C’est une ambiance chaleureuse et unique selon moi, qui est incroyable à vivre. Ce sont des détails d’une réelle importance, car sans cela, notre sport ne serait pas aussi intense et passionnant à regarder depuis les tribunes ou autres. Ce n’est peut être pas grand-chose pour certains, mais c’est ce genre de détails qui aide à développer notre discipline dans les villes françaises. De plus, je pense également que cela joue beaucoup sur l’état d’esprit des joueurs. En effet, lorsque l’on rentre sur la glace et que l’on entend nos supporters, cela nous nous rappelle pourquoi on fait tous ses sacrifices au quotidien. Il n’y a pas d’autres meilleures sensations au monde. Mis à part lorsque ma mère me prépare un plat Sri Lankais désolé...!

Un dernier mot pour les fans ?
J’espère vous voir de plus en plus nombreux durant nos matchs, n’oubliez pas que vous faites également parti du navire des corsaires. On vous attend gonflé à bloc dès le prochain match. À très vite à Michel Raffoux !!

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